Gina Lisiero : une femme solidaire

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Madame Lisiero est née en 1920. Pendant la guerre de 39-40, elle vit à Maizières avec son mari qui est footballeur quand celui-ci se voit proposer de s’occuper des jeunesses hitlériennes. Après son refus, ils sont expulsés vers Hagondange et c’est là qu’ils vont participer au réseau d’évasion vers la France libre. C’est le réseau de Marcel Husson, René Fulcheri et Marcel Lisiero. La maison des Lisiero était la dernière étape de la filière d’évasion avant la France libre. Les jeunes réfractaires au service militaire allemand et les prisonniers évadés emprunteront cette filière jusqu’à son démantèlement en 1943. En décembre 1942, Marcel Lisiero est arrêté sur dénonciation. Pour nourrir les évadés qui passent par chez lui, il s’est procuré clandestinement un porcelet. Il est jugé et déporté en Allemagne, à Zweibrücken. Peu de temps après, deux soldats allemands infiltrent le réseau et font arrêter tout le monde sauf Gina Lisiero que les soldats n’ont pas pu identifier. Gina est expulsée en juillet 43 vers Limoges. Ce n’est qu’à la fin des années soixante que le couple reviendra s’installer à Thionville.


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L’expérience de la guerre renforcera l’éducation que madame Lisiero a reçu en héritage : elle garde le souvenir de l’hospitalité de ses parents. Hiver comme été les gens qui passaient par chez eux pour aller travailler à Norroy-le-Veneur, étaient invités soit à se désaltérer, soit à se réchauffer. Son engagement dans l’action sociale vient directement de l’exemple familial, de son tempérament et de la nécessité pour elle de faire quelque chose pour les autres. A Thionville, elle rejoint l’Union des Femmes Françaises, mouvement auquel elle était déjà affiliée et qui regroupe des femmes de la résistance et des femmes rescapée des camps de concentrations allemands. Aujourd’hui l’U.F.F[1] est devenue Femmes Solidaires :


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le renouvellement des adhérentes se fait plus difficilement mais Gina Lisiero, malgré ses problèmes de santé reste très active comme présidente. Elle organise des réunions avec des médecins, des professeurs, des écrivains mais déplore le désintérêt des nouvelles générations pour l’action sociale. Elle regrette la solidarité des années d’après guerre et l’énergie qui animait les femmes à cette époque. Elle pense qu’il faut essayer de se rassembler de discuter et de voir ce qui ne va pas et que c’est la peur qui cloitre les gens chez eux. Elle invite les jeunes femmes du quartier[2] à fréquenter davantage l’association pour rencontrer des femmes de milieux différents, s’ouvrir à d’autres façons de faire et profiter de leur soutien.


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Femmes solidaires de THIONVILLE

5 rue de l’Agriculture

57100 THIONVILLE

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