Mélanie Ventrella, accompagner les gens là où on a été

De Wikithionville
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Mélanie Ventrella a vingt trois ans et elle prépare le concours d’assistante sociale. Jusque là, Mélanie a eu du mal à s’orienter : elle a commencé un C.A.P de la petite enfance mais, entre les sessions en centre de formation, dans la maternelle où elle travaillait, elle n’avait qu’un rôle d’apprentie et l’ambiance était mauvaise.


Ensuite elle a essayé une capacité en droit mais c’était trop difficile et elle a pris les petits boulots qui se présentaient, caissière, femme de chambre. C’est l’éducatrice spécialisée qu’elle a vue pendant une année à la maison qui lui a donné envie de travailler dans le social. Pour découvrir ce monde de l’aide sociale, elle a cherché à faire du bénévolat et après une série de coups de téléphone sur la région de Thionville, elle a rencontré les bénévoles du secours Catholique,au 27 rue de Strasbourg, pas loin de la poste centrale.


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Depuis le mois de mai elle donne donc un coup de main pendant les jours d’ouverture de la permanence Caritas. Depuis elle a eu l’occasion de recevoir les gens qui viennent chercher un peu d’aide, sous forme de bons alimentaires ou bien de vêtements. C’est en général une assistante sociale du C.C.A.S qui les envoie avec une lettre. Mais parfois les gens viennent sur les indications d’autres institutions comme la mission locale récemment. La première fois que les gens viennent donne lieu à un entretien qui leurs permet de dire par qui ils ont étés envoyés, pourquoi ils sont venus à la permanence, d’expliquer leur situation.

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Au début, Mélanie ne savait pas quelles questions poser car elle n’avait pas encore suivi de formation à l’entretien. Heureusement les entretiens se font à deux personnes et elle a aussi lu le guide technique de l’assistance sociale. Si elle a été surprise de voir qu’il y avait ici des entretiens comme peut en mener une assistante sociale, elle a découvert qu’elle aime parler avec les gens et écouter leur histoire. Parmi les gens qui viennent il y a ceux avec qui un lien se crée et ceux qui ne viennent que pour recevoir les bons. Il faudrait se mettre à leur place pour savoir pourquoi.

Mélanie vient d’une famille où il n’y avait pas beaucoup de moyens. Elle peut comprendre les gens qui viennent demander de l’aide parce qu’elle sait de quoi ils parlent. Elle se souvient que sa mère était allée voir l’assistante sociale plusieurs fois quand elle était petite. Elle n’aimait pas forcément les assistantes sociales : celle qui venant à la maison n’était pas très sympathique. Sa mère aurait préféré se débrouiller toute seule mais qu’elle n’avait pas le choix. Les gens qui viennent demander de l’aide n’ont pas forcément le même point de vue que nous sur ce qui peut leur être utile, ils peuvent ne pas accepter ce qu’on leur propose.


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