Evelyne Michel

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Evelyne fait partie du conseil d’administration du centre Le Lierre[1] aux Basses-Terres depuis l’an 2000. Elle y avait déjà participé en 1999 en tant que remplaçante de la représentante de l’A.P.E, association de parents d’élève du quartier. La même année, elle devient présidente de l’A.P.E au cours d’une assemblée générale où elle pose sa candidature contre la présidente sortante : elle a décidé de changer certaines façons de faire de l’association et d’associer les gens aux décisions plutôt que de répartir les tâches de façon autoritaire. Elle a déjà compris qu’on ne peut amener les gens à collaborer bénévolement à un projet que s'ils en ont envie et que ça leur fait plaisir. Elle sera présidente jusqu’en 2004. Cette année là, ses enfants entrent au collège et au conseil de l’école de quartier, elle n’a plus qu’un rôle consultatif. Pour continuer à exercer comme présidente, elle a besoin d’être dans le bain et elle préfère passer la main. Son apprentissage d’administratrice du Lierre la met aux prises avec un jargon professionnel qu’elle ignore mais elle peut toujours compter sur l’attention de Dino Santilli, le directeur du centre, qui remarque toujours dans l’assemblée ceux qui manifestent sur leur visage une certaine hésitation pour leur fournir les explications nécessaires.


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Au centre, elle s’occupe de l’atelier R.E.V.V.E , qui collecte les vêtements et de la bourse aux jouets. En 2008 le conseil remet en question l’existence de la bourse aux jouets et elle démarre au quart de tour : si la bourse est supprimée elle quitte le centre. Avec d'autres administrateurs du centre, elle accepte de prendre personnellement en charge le projet pour permettre sa survie. [[Fichier:brse1.jpg]|right]]

Au sein du C.A. c’est une mini révolution mais Evelyne ne dit pas oui parce que tout le monde dit oui. Après tout, elle a mis à profit les formations que le C.A leur a proposé : « conduire un projet », « la place du bénévole dans le centre social », «la manière de communiquer». Ces séances l’ont aidé à réaliser des choses qu’elle faisait sans les remettre en question. Par exemple, Hélène Dagrena leur a montré la nécessité de l’écoute dans un groupe et le pouvoir qu’a chacun de s’exprimer en son nom propre. Plutôt que de s’appuyer sur ceux qui se mettent en avant et suivre leur avis en toute circonstance il faut se faire confiance et parler.

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Avant elle ne se posait pas de question et rendait service pour faire plaisir. Aujourd’hui elle choisit ses engagements pour éviter de se retrouver avec un agenda de salarié. Car si au début on agit pour être utile pendant les heures scolaires, il faut veiller à ne pas déborder sur sa vie de famille. Ainsi elles ne sont plus que deux à s’occuper de R.E.V.V.E et entre les temps de réunion qu’elles se répartissent le mardi après midi et le vendredi matin et les activités vidéo liées au festival du Réel en vue, elles ont réduit leur participation au seul comité technique vidéo.


Avec les années c’est vrai, le centre a changé, l’accueil est différent du temps où le bar était ouvert. Mais il le fallait car le centre n’aurait pu continuer ainsi et aurait disparu : à une époque elle se souvient qu’il était difficile pour quelqu’un venant inscrire ses enfants d’identifier le personnel parmi les usagers du centre.

Etre bénévole est enrichissant et Evelyne a beaucoup appris ces dernières années, elle rencontre également beaucoup de gens et sa surprise vient de la reconnaissance des centres sociaux associés au Lierre qui ont toujours besoin de gens de bonne volonté et ont parfois du mal à attirer les bénévoles comme elle et ses amies Cristina Delgado et Marysia Fassbender.

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