Histoire de la Côte des Roses

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voici le texte du film sur la côte des roses réalisé avec l'office du tourisme par le centre le lierre[1]

Il n’y a pas si longtemps, chaque hiver, les enfants des environs descendaient cette pente vers le chemin du coteau à toute vitesse sur leur luge. Aujourd’hui les pavillons ont franchi ce chemin du coteau, c’est le dernier lotissement construit sur la côte des roses. Ce nom de côte des roses est la trace d’une industrie textile qui dura jusqu’à la révolution. Le lin récolté dans les prés humides de Guentrange, les «  flasch velde », trempait dans des bassins de rouissage, roëssen en allemand, pour qu’on puisse en extraire la fibre. Par glissements progressifs du sens, roëssenberg devint rosenberg, la côte des roses.

A la fin du 19° siècle, deux femmes seulement possédaient les terres entre la route de Manom, l’avenue de guise et le haut de Guentrange. Henriette Lenternier, l’unique héritière d’une famille de sept enfants était propriétaire de 100 hectares de vigne sur le Rosenberg. Toute entière dévouée à des œuvres de bienfaisance, c’est elle qui, après sa mort permit la fondation de la maison de retraite St Madeleine et l’érection de cette vierge noire la même année, en 1883. Jusqu’en 1940 la vierge était chaque année le but de la procession du jour de l’assomption mais des vandales nazis la jetèrent à bas et elle fut cachée et mise à l’abri par des fidèles jusqu’en 1945 où elle revint en grande pompe sur la côte.

La deuxième héritière de la côte est Marie Joséphine Poulmaire. Veuve d’Alexis Poulmaire, adjoint au maire et conseiller général connu pour sa passion de la vigne et sa générosité, elle possédait le reste de la côte. Du Marienthal au château Saint Anne : ce château, longtemps abandonné, a été cédé par la ville à l’office public de l’habitat de Thionville. L’O.P.H va remettre les lieux en état d’accueillir une pension de famille. C’est la fondation Habitat et Humanisme qui s’occupera de cette maison relais consacrée aux personnes isolées et en grande difficulté. Et c’est amusant et touchant de constater que ce projet correspond tout à fait aux dernières volontés d’Alexis Poulmaire et devient réalité, 135 ans après sa mort.

L’hôpital Bel Air qui domine le quartier depuis 1968 fait partie du groupement hospitalier Metz Thionville Briey, le plus grand de la région. Il s’est agrandi en 2007 d’une aile consacrée à l’accueil et la prise en charge des anciens. L’hôpital, si cher au cœur des thionvillois, est à la fois la principale activité du quartier et la cause principale des embarras de la circulation aux alentours. Tout près de l’hôpital se trouve un des rares lieux de prière musulmans de la région. En effet, il n’y a pas de mosquée entre Sierk les bains et Aumetz. Cette petite salle de prière ouverte en 1994 devrait bientôt s’agrandir d’une aile supplémentaire et devenir une mosquée digne de la population des croyants de la ville et des environs.

Si vous descendez plus bas, le long de la rue Lenternier, vous pourrez voir les maisons les plus anciennes du quartier et remonter jusqu’à la ferme de la Briquerie, débit de lait d’une grande partie de la ville jusque dans les années 90 : vous verrez là le dernier champ cultivé de la côte.

Après de nombreuses opérations de réhabilitation, l’heure est venue pour le quartier de voir ses espaces d’habitation redessinés et la circulation renouvelée. Il s’agit surtout de gommer cette frontière artificielle de la rue St Hubert qui a longtemps coupé le quartier en deux et d’ouvrir le quartier sur la ville.

Il est déjà plus facile d’accéder à la partie haute du quartier grâce à l’aménagement des abords de la maison de quartier. C’est cet axe que veulent développer les urbanistes de la ville. Déboucher de la rue St Hubert sur le square Fénelon avec un accès direct au carrefour de la chaussée d’Océanie à travers ce qui sera devenu une grande aire de jeux et loisirs. Pour y parvenir la barre d’immeuble du bas de l’impasse Corneille et celle qui longe la chaussée d’Océanie devront disparaître dans le cours des années 2011 /2013, dès que les solutions de relogement auront été acceptées par les habitants concernés.

Plus tard, le coin des commerces devrait également se rapprocher de la rue St Hubert mais, dès l’année prochaine, c’est la barre d’immeuble de la rue racine qui va être raccourcie pour dégager l’accès à la maison de quartier car la plus grande partie de ses habitants est déjà relogée dans le quartier où ailleurs dans Thionville.

Plus haut, la tour de la perdrix sera elle, complètement démolie en 2011 pour permettre la construction de pavillons individuels, le long du chemin du coteau par la société Mosellis. Dans le cadre du renouvellement urbain, 205 nouveaux logements remplaceront les 202 détruits. la maison de quartier accueille depuis cette année la salle du projet de la côte des roses qui montrera des expositions en rapport avec l’évolution du quartier.